Michel Billout, sénateur de Seine-et-Marne
Loupe
Recherche avancée

Très bonne question ! Réponse dans leur déclaration officielle, un texte qui définit leur ligne de conduite parlementaire et où les sénateurs du groupe CRC-SPG expliquent notamment quel rôle ils entendent jouer au sein de la nouvelle majorité sénatoriale.

Retrouvez ici l’ensemble des communiqués de presse publiés par les élus du groupe CRC-SPG.

EMPLOI, SALAIRES ET RETRAITES

Retraite à 60 ans :Sarkozy et le MEDEF tuent un symbole du progrès social

Par Michel Billout / 17 juin 2010

Avec, en toile de fond, les scandales des cumuls rémunération-retraite de certains ministres, le gouvernement vient d’annoncer que nous allions tous travailler plus… ou chômer plus, perdre les plus belles années de notre maturité, pour continuer d’enrichir les actionnaires des entreprises qui nous emploient, malgré un chômage massif, particulièrement des jeunes et des plus de cinquante ans.

Après les réformes de 1993 et de 2003, dont les dispositions ont eu pour conséquence une baisse de 10 à 25 % des pensions, voici l’étape suivante qui consacre la casse de notre système solidaire de retraite par répartition. Et je dis bien LA CASSE. Car les étapes précédentes de la réforme, la formidable campagne médiatique visant à engendrer la résignation, à faire disparaître la confiance essentielle à la survie de la répartition, tout cela ouvre la voie à la capitalisation, à une logique individuelle et patrimoniale.

L’âge légal serait porté à 62 ans d’ici à 2018 et il faudrait avoir cotisé 41 ans ½ à cette époque. L’âge du départ à taux plein sans décote s’éloignerait d’autant pour atteindre 67 ans en 2018.

Quant aux fonctionnaires, ils verraient progressivement leur taux de cotisation rejoindre celui du régime général. Le gouvernement habille la réforme d’une mise à contribution très symbolique des plus hauts revenus et octroie généreusement quelques jours aux organisations syndicales pour réagir à son projet, après un simulacre de dialogue ces dernières semaines.

En plus d’un tel retour en arrière, que dire de l’aggravation de l’injustice faite aux femmes dont moins de la moitié part en retraite avec une carrière complète ?

Quant à la pénibilité, c’est l’injustice suprême : sa prise en compte serait subordonnée à une visite médicale, c’est donc l’abandon de la notion de risque collectif, de pénibilité et de dangerosité de certains milieux professionnels !

Cette réforme constitue un recul social inacceptable. Nous allons assister à un écrasement sans précédent des salaires comme des retraites. Contrairement à ce que l’on veut nous faire croire, elle n’est pas un choix technique destiné à faire face à un défi démographique qui serait insurmontable, ni à un manque crucial de financement. Elle est un choix éminemment politique et un gage donné aux agences de notation et aux marchés financiers. Les salariés, les retraités, les jeunes ne peuvent accepter d’être ainsi manipulés !

C’est pourquoi j’appelle celles et ceux qui n’acceptent pas la résignation à se rassembler massivement le 24 juin prochain, pour dire que l’argent existe, pour exiger que les richesses produites soient mobilisées en faveur de l’emploi et des retraites.

Les communistes, pour leur part, se prononcent résolument en faveur de la préservation d’un régime de retraite par répartition fondé sur les cotisations des salariés et des employeurs avec une indexation des pensions sur les salaires et non sur les prix ; nous voulons consolider et pérenniser un régime complémentaire dans le cadre de négociations avec les organisations syndicales ; nous estimons possible et nécessaire un départ à 60 ans à taux plein (75 % du salaire de référence) pour tous avec la prise en compte de la pénibilité de certaines professions donnant droit à des départs anticipés.

Pour cela, nous préconisons :
-  la suppression du bouclier fiscal ;

-  la modulation du taux de la part patronale de cotisations sociales en fonction du rapport masse salariale / valeur ajoutée ;

-  Une réforme de l’assiette de cotisations à tous les éléments de rémunération utilisés par les employeurs pour contourner les hausses salariales demandées par les salariés. Nous entendons donc soumettre au même taux de cotisation que les salaires l’intéressement, la participation ou les plans collectifs d’épargne salariale ou retraite. Ces différents dispositifs, qui échappent partiellement ou totalement aux cotisations sociales sont estimés par la Cour des comptes à 120 milliards d’euros par an !

-  Nous proposons également l’instauration d’une cotisation sociale, au moins égale aux cotisations assises sur les salaires pour les revenus financiers des entreprises. Là encore, outre l’effet financier pur, qui permettrait de dégager pas moins de 20 milliards d’euros pour la Sécurité sociale, il s’agit d’inciter les entreprises à favoriser l’emploi contre la spéculation.

Avec mes collègues du groupe "Communiste, Républicain, Citoyen et des Sénateurs du Parti de Gauche », nous défendrons bien entendu ces propositions durant l’été et dès la rentrée à l’Assemblée nationale et au Sénat.


DROITS DE L’HOMME : Salah Hamouri enfin libéré !

Proche-Orient

Par Michel Billout / 15 décembre 2011

INTERNATIONAL : Un pas important pour la reconnaissance de l’Etat palestinien par l’ONU

La Palestine admise à l’UNESCO

Par Michel Billout / 31 octobre 2011

POLITIQUE : Michèle Alliot-Marie doit tirer les conséquences de ces actes

Liens avec le régime de Ben Ali

Par Michelle Demessine, Robert Hue, Michel Billout / 17 février 2011

ECONOMIE : Les promesses du Président de la République pour le G 20 ne sont pas crédibles

Crise financière

Par Michelle Demessine, Robert Hue, Michel Billout / 24 janvier 2011

DROITS DE L’HOMME : La sénatrice colombienne Piedad Cordoba déchue de son mandat

Par Nicole Borvo Cohen-Seat, Michel Billout / 1er octobre 2010

INTERNATIONAL : Le gouvernement israélien commet un massacre intolérable

Flottille de la liberté pour Gaza

Par Michel Billout / 31 mai 2010

DROITS DE L’HOMME : Nous réaffirmons notre soutien au peuple birman

Junte militaire

Par Michel Billout / 12 mai 2010

LOGEMENT ET TRANSPORT : Les parlementaires communistes quittent la commission Carrez

Financement des transport en Ile-de-France

Par Michel Billout / 3 septembre 2009

Version imprimable de cet article
envoyer l'article par mail
Decor
Michel BILLOUT
Sénateur de Seine-et-Marne

Membre de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées

Elu le 26 septembre 2004

Decor
Intranet
Haut de page