Michel Billout, sénateur de Seine-et-Marne
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Très bonne question ! Réponse dans leur déclaration officielle, un texte qui définit leur ligne de conduite parlementaire et où les sénateurs du groupe CRC-SPG expliquent qu’ils "veulent contribuer à la construction d’une alternative crédible et durable, permettant de nouveaux progrès humains".

Pour cela, "ils soutiennent et accompagnent les mouvements sociaux dont l’expression est essentielle pour résister à la politique libérale en œuvre.

Considérant que rien ne se fera sans l’intervention du peuple lui-même, ils associent les organisations syndicales, associations et les citoyens à leur travail législatif.

Opposants déterminés à la présidentialisation du pouvoir, ils sont convaincus que la clé du changement est dans la participation du peuple dans le débat public, dans la vie économique, sociale et dans la vie politique.

C’est pourquoi ils pensent que la démocratie doit être refondée et se prononcent pour une nouvelle République."

L’ensemble des questions orales posées par votre sénatrice ou votre sénateur. Au Sénat, une question orale peut, suivant les cas, être suivie d’un débat. Dans ce cas, chaque groupe politique intervient au cours de la discussion.

EDUCATION ET RECHERCHE

Question au ministre de l'Education nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche à propos de l'avenir de l'enseignement supérieur en Seine-et-Marne

Par Michel Billout / 6 janvier 2006

Mardi 20 décembre 2005, Michel Billout est intervenu en séance, à l’occasion des questions orales, pour interroger le ministre de l’éducation sur l’avenir de l’enseignement supérieur en seine et marne. Voici l’intégralité de la discussion avec la réponse du ministre.

M. BILLOUT. - Le ministère de l’Éducation nationale ne semble pas favorable au maintien de petits sites universitaires, excepté les I.U.T. Ainsi, tous les Instituts universitaires professionnalisés (S.T.P.I., G.S.I., I.M.T.L. et métiers du sport) risquent de disparaître du site universitaire de Sénart. L’offre de proximité en Seine-et-Marne est donc remise en cause ce qui s’est traduit, dès cette rentrée, par le transfert d’une partie des cours des I.U.P. métiers des sports et génie des systèmes industriels et de la totalité du D.E.U.G. de la filière S.T.P.I. (sciences et technologies pour l’ingénieur) à Créteil.

Sur le site universitaire, ces mesures ont été interprétées comme la volonté du ministère de casser de nombreuses filières professionnelles, notamment les I.U.P. (Instituts universitaires professionnalisés) qui, depuis dix ans, donnent à des jeunes étudiants une intéressante qualification en liaison avec des partenaires industriels. Ces disparitions vont fragiliser le site universitaire de Sénart et contraindre les étudiants du sud Seine-et-Marne à poursuivre leurs études à Créteil ou à Marne-la-Vallée, les obligeant à de longs et peu commodes déplacements.

Devant le manque de concertation, de transparence et d’informations les étudiants ont exprimé leur inquiétude et leur mécontentement dès l’année 2004 en signant des pétitions. L’administration a répondu que cette évolution était inévitable, et qu’ils n’auraient pas d’autre choix que de s’insérer dans la nouvelle offre de formation de Créteil. Les enseignants ont très mal vécu ces décisions unilatérales qui ont fait fi des besoins des populations.

Avec les étudiants et les élus de Seine-et-Marne de tous bords, ils veulent savoir quel est l’avenir des cursus implantés à Sénart par l’université Paris XII.

Ils demandent notamment l’extension de l’offre de formation dans le sud Seine-et-Marne, la prise en compte des besoins de ce territoire, le maintien de la voie technologique, le développement des filières accessibles aux salariés et aux demandeurs d’emploi et enfin de nouvelles activités de recherche.

Quels sont donc, monsieur le Ministre, les projets du gouvernement pour développer l’offre de formation dans la Seine-et-Marne où le niveau de qualification pâtit des retards cumulés dans le secteur de l’enseignement supérieur ?

Seuls 66,7 % des bacheliers de ce département poursuivent des études supérieures contre 78 % au niveau national.

M. DE ROBIEN, ministre de l’Éducation nationale. - L’université Paris XII, comme toutes les universités françaises, propose librement des formations en fonction de l’autonomie que lui confère la loi. Elle a adapté son offre de formation au schéma européen « licence-master-doctorat » (L.M.D). C’est pourquoi les cours et les lieux où ils sont dispensés ont été réorganisés. L’objectif est de renforcer la qualité des formations offertes aux étudiants en l’adaptant aux forces scientifiques de l’université, dans le cadre d’une politique de site cohérente. C’est ainsi que sera renforcée l’excellence de chacun des sites d’implantation de l’université qui a effectivement décidé de mettre fin à la rentrée 2005 au D.E.U.G « sciences et technologies pour l’ingénieur » proposé sur le site de Sénart. Elle a, par contre, développé en Seine-et-Marne son offre de licences professionnelles, notamment dans les secteurs de la maintenance de systèmes pluritechniques, de la conception de logiciels dans les domaines scientifiques, mais aussi du commerce, de la distribution, de la gestion des ressources humaines et de la gestion du secteur associatif. Au total, la moitié des quatorze licences professionnelles dispensées par l’université Paris XII sont installées en Seine-et- Marne.

M. BILLOUT. - Votre réponse ne me satisfait pas, monsieur le Ministre. La Seine-et-Marne est un des deux départements d’Ile-de-France dont l’explosion démographique va perdurer dans les dix prochaines années. En dépit de l’autonomie des universités, l’État doit donc accroître l’offre d’enseignement supérieur dans ce département qui va connaître un afflux d’étudiants tandis que les universités parisiennes font face à l’insuffisance de locaux. J’appelle donc l’attention du gouvernement sur ce dossier.


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Michel BILLOUT
Sénateur de Seine-et-Marne

Membre de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées

Elu le 26 septembre 2004

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